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Sœur Lucie, l’une des voyantes de la Vierge Marie décrit en ces termes, l'enfer :  "Le secret comprend trois choses distinctes, et j’en dévoilerai deux. La première fut la vision de l’Enfer. Notre-Dame nous montra une grande mer de feu, qui paraissait se trouver sous la terre et, plongés dans ce feu, les démons et les âmes, comme s’ils étaient des braises transparentes, noires ou bronzées, avec une forme humaine. Elles flottaient dans cet incendie, soulevées par les flammes, qui sortaient d’elles-mêmes, avec des nuages de fumée. Elles retombaient de tous côtés, comme les étincelles retombent dans les grands incendies, sans poids ni équilibre, avec des cris et des gémissements de douleur et de désespoir qui horrifiaient et faisaient trembler de frayeur. Les démons se distinguaient par leurs formes horribles et dégoûtantes d’animaux épouvantables et inconnus, mais transparents et noirs. 

Enfer

Source de l'image : http://pour-que-tu-croies.blogspot.com/2012/03/visite-aux-portes-de-lenfer.html

 

    Une dame m’accosta un jour et se mit à se plaindre de son pasteur en ces termes : « Notre Evêque est un arriéré, démodé et rétrograde. Il parle du démon, du diable, de Satan et même de l’enfer… Il y a longtemps que ces croyances sont dépassées ? Nous sommes au XXIe siècle. Est-ce qu’il n’est pas malade ? Les petites histoires du Moyen-Âge c’est terminé. Je suis sûre que si le Vatican était informé, le Pape, ou tout au moins un Cardinal, lui tirerait les oreilles. Dites-lui quelque chose pour qu’il cesse ». Encore une astuce de Satan n’est-ce pas ? Faire croire qu’il n’existe pas.

         Le pire c’est que cette dame prenait son Evêque pour un débile mental. Après l’avoir écoutée pieusement, je lui ai demandé si elle possédait une Bible et surtout si sa Bible avait le même contenu que celle de tout le monde. Car de la Genèse à l’Apocalypse on y parle de Satan. Et comme ce Livre n’est pas un livre parmi tant d’autres, il fallait le prendre très au sérieux et le lire à l’endroit et non à l’envers. Une chemise à l’envers n’est pas jolie à voir. A l’endroit oui. Ne regardons pas la sainte Bible du point de vue de la raison humaine, sinon on ne saisit pas pourquoi Dieu poursuit tant l’homme pour son salut. Pour cette dame, il y avait peut-être mieux, l’informer que le Pape lui-même parle du diable : "Il y a un adversaire, un ennemi qui veut garder les hommes séparés de Dieu. Et c’est pourquoi, il instille dans les cœurs la déception… Chaque jour le diable jette dans nos cœurs des semences de pessimisme et d’amertume, et cela décourage, nous nous décourageons …" Pape François, Vatican, Discours du 17 juin 2013. Cette dame n’a vraiment pas la chance d’être soutenue par le Pape. Car, il n’y a rien de plus actuel et de plus réel que l’enfer.

         Rappelons tout simplement ce qu’affirme le Catéchisme de l’Eglise Catholique : "Le mal n’est pas une abstraction, mais il désigne une personne, Satan, le Mauvais, l’ange qui s’opposa à Dieu" (CEC 2851). Si l’Eglise affirme l’existence de l’enfer c’est qu’il y a des fondements bibliques. « Jésus parle souvent de la géhenne de feu qui ne s’éteint pas, réservée à ceux qui refusent jusqu’à la fin de leur vie de croire et de se convertir, et où peuvent être perdus à la fois l’âme et le corps » (CEC 1034). En termes clairs, Dieu ne condamne personne. Satan existe, l’enfer aussi. Blague à part. Et nous voici tous bouche bée devant la miséricorde divine qui n’exclut pas la justice. Ne me demandez pas qui est en enfer ? Je n’ai aucune information sur la liste des maudits qui se sont auto-exclus de la communion de Dieu en choisissant la bannière de Satan. Cet esprit est puissant. Il agit contre Dieu et son Royaume. Mais sa puissance n’est pas infinie. Elle est limitée. Il n’est qu’une créature. Mais il peut causer de graves dommages en nous et dans la société. Attention, il sait se déguiser.

         Disons rapidement que ce monsieur appelé Satan est un être réel, un ange déchu, père du mensonge, homicide, séducteur. Il a été créé bon et libre par Dieu… Mais il a choisi lui et sa clique de s’opposer au Créateur de façon radicale et irrévocable. Ils ont dit non à Dieu une fois pour toujours. L’infinie miséricorde de Dieu ne peut pas leur pardonner parce qu’il n’y a pas de repentir pour eux après la chute. Du reste, il en est de même pour les hommes après la mort, ceux qui sont en purgatoire : plus de repentir. Mais ils continuent d’expier. Voilà pourquoi il nous revient à nous qui sommes sur terre de prier et d’offrir des sacrifices pour eux afin de hâter leur entrée au paradis.

         Pendant que Satan nous suggère un Royaume de plaisir sans frein, de jouissance débridée et de puissance luciférienne, Jésus nous parle de douceur, d’humilité, de vie éternelle, de croix. Au premier abord la croix rebute, elle fait peur. On y voit un instrument de souffrances inutiles, d’humiliations sans nom et d’échec total. Et pourtant la croix c’est la plus haute expression de l’amour de Dieu, c’est elle qui console tous les affligés et leur redonne la force de tenir bon et même de se relever. C’est le symbole d’espérance le plus éloquent pour les malades, les pauvres, les rejetés de la société, les mourants. En effet, la croix annonce la résurrection, la victoire des victoires sur nos peurs et tout ce qui nous enchaîne. Tout cela parce que la croix révèle l’amour divin. "Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime". Voilà pourquoi Satan s’acharne à nous faire douter de la présence de Dieu et de son amour, puis de l’efficacité de sa parole et enfin du bonheur éternel qu’il nous promet à la fin des temps.     

         Nous avons entendu parler à maintes reprises du fameux secret de Fatima. Donnons la parole à Sœur Lucie, l’une des voyantes de la Vierge Marie, pour qu’elle nous parle de l’enfer. C’était en 1917 au Portugal. "Le secret comprend trois choses distinctes, et j’en dévoilerai deux. La première fut la vision de l’Enfer. Notre-Dame nous montra une grande mer de feu, qui paraissait se trouver sous la terre et, plongés dans ce feu, les démons et les âmes, comme s’ils étaient des braises transparentes, noires ou bronzées, avec une forme humaine. Elles flottaient dans cet incendie, soulevées par les flammes, qui sortaient d’elles-mêmes, avec des nuages de fumée. Elles retombaient de tous côtés, comme les étincelles retombent dans les grands incendies, sans poids ni équilibre, avec des cris et des gémissements de douleur et de désespoir qui horrifiaient et faisaient trembler de frayeur. Les démons se distinguaient par leurs formes horribles et dégoûtantes d’animaux épouvantables et inconnus, mais transparents et noirs.

 

         Cette vision ne dura qu’un moment, grâce à notre bonne Mère du Ciel, qui, à la première apparition, nous avait promis de nous emmener au Ciel. S’il n’en avait pas été ainsi, je crois que nous serions morts d’épouvante et de peur. Ensuite nous levâmes les yeux vers Notre-Dame qui nous dit avec bonté et tristesse :

 

- Vous avez vu l’enfer où vont les âmes des pauvres pécheurs. Pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculée. Si l’on fait ce que je vais vous dire, beaucoup d’âmes seront sauvées et on aura la paix. La guerre (la 1ère guerre mondiale) va se terminer mais certaines personnes, même pieuses, n’aiment pas parler aux enfants de l’enfer, afin de ne pas les effrayer.

 

         Mais Dieu n’a pas hésité à le montrer à trois enfants, dont l’une avait à peine six ans et il savait bien qu’elle en serait horrifiée, au point de se consumer de frayeur, j’ose le dire". (Il s’agit de Jacinthe).

         Jacinthe s’asseyait souvent par terre ou sur quelque pierre, et pensive, commençait à dire : Oh l’enfer ! Oh l’enfer ! Que j’ai pitié des âmes qui vont en enfer ! Et les personnes qui sont là, vivantes, à brûler comme du bois dans le feu ! Et, à demi-tremblante, elle s’agenouillait, les mains jointes, pour réciter la prière que Notre-Dame nous avait apprise : « O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au paradis toutes les âmes, surtout celles qui en ont le plus besoin ». L’enfer c’est l’œuvre du diable. Comme un lion rugissant, il rôde, cherchant qui dévorer. Résistons-lui avec la force de la foi (1P 5, 8-9). Le véritable combat est invisible. Mais nous savons qu’avec Jésus et sa sainte Mère, nous sommes invincibles. "Par l’Ave Maria, le péché se détruira".

                                                                                 +Pascal K’NOUE,

                                                                                   Archevêque de Parakou

                                                                                   Omnium Servus

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